Extraits du livre

J’ai essayé durant de longues années, mais en vain, d’échanger quelques mots avec un crétin qui confondait un cheval-vapeur avec un trotteur, un citoyen d’honneur avec une balance, un carafon avec un bus à l’arrêt, un hidalgo avec un nid de perdreaux, une bretelle d’autoroute avec une ceinture de chasteté, un petit cendrier avec un marcassin, une citrouille avec une peur bleue, un charlatan avec une auto- mitrailleuse, un coup du lapin avec une pute au tapin, la main de ma soeur avec un monte-charges, et tenez-vous bien : Intervilles de Guy Lux avec la Walkyrie de Wagner !

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Comme je faisais remarquer à un maladroit qui sirotait un jus de fruit qu’il allait finir par se mettre la paille dans l’oeil, il m’a répondu « Qu’est-ce que ça peut vous poutre ? »

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Le rêve de tous les sommiers, c’est de se la couler douce dans le lit d’un d’un impuissant.

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Il n’est rien de plus handicapant pour un tournesol que le torticolis.

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Je connais une femme qui fait commerce de ses charmes. La vocation lui est venue au Pensionnat où les autres filles faisaient son livre en portefeuille.

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On nous raconte qu’avant de pécher, Adam et Eve étaient heureux. Je me demande bien comment ils auraient plus l’être : ils n’avaient pas de banque pour déposer et faire fructifier leur argent, pas de stylos pour cocher les cases du loto, ils ne connaissaient pas les produits de beauté à la formule exclusive, il leur était impossible de pratiquer l’adultère… etc, etc… Bien sûr, ils pouvaient se faire un flash de pub à tour de rôle et le regarder au moment des repas, mais est-ce vraiment suffisant pour être heureux ?

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Pour stimuler leur activité qui connaît actuellement un net fléchissement, les prostituées lancent une campagne publicitaire sur le thème « Satisfait ou remboursé »

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Si on en croit certaines rumeurs, la Vénus de Willendorf aurait fait le voyage jusqu’à Milo pour suivre une cure d’amaigrissement. Le résultat est stupéfiant ! Les bras m’en tombent…

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L’hydre de Lerne avait neuf têtes. vous vous rendez compte , si on en avait autant au gouvernement ?!

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Un de mes collègues de travail se présente aux élections municipales avec, comme co-listiers : Claire Delune, Rémy Fassol, Yves Hatrémal, etc… S’ils sont élus, ça va faire marrer les administrés ! Et quelques mois après, sans doute aussi les gardiens de prison…

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Proverbe : les petits kilos font les grosses mémères.

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La télévision nous a montré un reportage sur des camps de naturistes. On les voit jouer au football, et je me suis interrogé pour savoir comment chacun reconnaissait  ses coéquipiers. Celui qui driblait sans se servir de ses pieds, d’accord, mais mes autres ?

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Quand j’étais gosse la Révolution française c’était avant tout l’image effrayante de la guillotine : le bourreau saisissant par les cheveux la tête qui venait de tomber et la montrant à la foule. J’y pense encore souvent… particulièrement quand je croise un chauve.

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A quoi le vent peut-il bien passer son temps quand  il ne souffle pas ?

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Faire le tour du monde en ballon, ce n’est pas facile, je vous l’accorde. C’est quand même plus facile que de le faire en espadrilles !

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Proverbe : Paiera bien qui paiera le plombier.

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Pour promener ses pieds, il y a les zones piétonnes et, pour promener ses mains, les zones érogènes.

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A a télévision, c’est la même caméra qui, invisible il y a quelques années , est maintenant cachée. Planquer quelque chose d’invisible… faut l’faire !

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Icare, qui ne faisait pas de politique, s’est laissé prendre en flagrant délit de vol par le soleil. C’est sûr qu’il y a laissé des plumes. Mais bon… (comme disent les sportifs interrogés par un journaliste).

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Un collègue de travail à qui je faisais remarquer, un peu méchamment, qu’il était à moitié endormi, m’a répondu : « J’ai été piqué par une mouche Tsé »

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Adolphe Hitler s’est suicidé sans son bunker le 30 avril 1945. Ils avaient bonne mine, les SS qui n’étaient pas au courant et qui se sont présentés le lendemain matin avec leur petit brin de muguet !

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Dans les compétitions sportives ou autres, il y a des favoris, parfois même des grands favoris. Jamais de petits favoris. (C’est pas comme chez les cons…)

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Un paresseux est quelqu’un qui prend son courage à demain.

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Le médecin voulait me prescrire un analgésique, mais préfère prendre les médicaments par voie orale.

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J’ai fait, hier, la connaissance d’une fille très pauvre qui s’appelle Maïté-Laure. Du coup, j’ai jeté la méthode Assimil. Je n’aime pas qu’on me raconte n’importe quoi !

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Si le bateau de Rimbaud avait pris l’eau, il n’aurait pas été ivre.

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« Vous aussi bien que moi descendons du singe », m’a dit un philosophe de bistrot qui me trouvait l’air hautain. « A peu de choses près, c’est exact, lui ai-je répondu, mais, moi, mon parachute s’est ouvert ».

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Mon voisin est un drôle d’oiseau : il vole et il boit, ce qui fait qu’il en a souvent un coup dans l’aile. Ca engendre des prises de bec avec tout le monde et il se fait voler dans les plumes.

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Le tunnel sous la Manche c’est bien, mais quand on décidera d’envahir l’Angleterre, est-ce qu’on aura la place pour y faire passer nos bateaux ?

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Corneille et Racine étaient des traîtres : ils ont abandonné, l’un le règne animal, l’autre le règne végétal, pour faire carrière dans le règne des Bourbons.

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Dans le tour de France, le rôle de la voiture-balai, c’est de ramasser les seringues.

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Mon dentiste se pavane au volant d’une Mercedes toute neuve. Une voiture qu’il n’aurait pas payée, m’a-t-on rapporté, mais échangée contre une prothèse.

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Ne croyez pas que les gens qui ont un grain de folie le perdent dès que poussent leurs dents de sagesse !

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Il n’y a rien de plus con que d’essayer de faire comprendre à un con qu’il est con.

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Le paris le plus fou qui se puisse imaginer, c’est de faire une carrière de séducteur chez les mantes religieuses.

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On trouve de tout maintenant dans les supermarchés. J’y ai accompagné l’autre jour un copain musicien : il a acheté un pain de mie, des ailes de raie, un tapis de sol et une lame de scie.

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Je voudrais bien être parmi les quarante membres de l’Académie française, rien que pour faire, sans aucun risque, des péchés mortels !

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Il y a eu douze Pie dans la longue lignée des papes. Inutile de vous dire que là-haut, chez Saint Pierre, ça doit jaser ! (Si l’effectif est au complet ! Mais on peut toujours rêver…)

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Un soi-disant agrégé de français voulait me donner des leçons alors qu’il est pas foutu de faire la différence entre un nerf de boeuf et un air vache ! Je l’ai envoyé paître.

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Si la note du restaurateur est salée, c’est tout simplement parce qu’il se sucre.

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Laver son linge sale en famille c’est bien, le laver en machine, c’est mieux.

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Les pompiers sont aujourd’hui unanimement respectés alors qu’il y a quelques centaines de millénaires, au temps de la guerre du feu, on leur faisait une chasse impitoyable. Voyez comme le vent tourne ! (Comme disait le pétomane).

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J’ai acheté un petit pain pour planter dans le jardin. Rassurez-vous, je ne suis pas fou : avant de le planter, je vais enlever le « a ».

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C’est la mater qui est l’épouse du pater. La patère, elle, est célibataire, et pour la séduire, tu peux toujours t’accrocher !

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Pour pêcher les poissons-chats, il faut utiliser comme appâts des vers de terre trempés dans du Ronron.

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Soyons clairs : un clerc de notaire qui transmet, au clair de lune, un message, même en clair, à un type pas très clair, il ne faut pas être grand clerc pour soupçonner… qu’il y a du louche !

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Il y en a qui savent y faire avec les femmes : ils les couvrent de cadeaux, ils leur offrent des hôtels particuliers, et quand elles sont devenues vraiment riches… ils les épousent !

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Louis XVIII était le frère de Louis XVI. Mais oui !

« Dis donc Louis, comment il s’appelle ton frangin ?

– Louis.

– Bon ça va, j’ai compris ! Quand on t’aura coupé la tête, t’auras pas perdu grand chose… »

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A son médecin qui l’invitait à prendre un peu de repos, Priape se contentait toujours d’objecter : « Dur, dur ! »

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Les sportifs ont maintenant, quelle que soit leur discipline, le nom du sponsor sur le maillot. Seuls les nageurs ne leur ont pas encore emboîté le pas. Vous voyez écrit « Justin Bridou » sur le devant de leur slip ?…

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« Ah le petit vain blanc, qu’on boit sous les tonnelles quand les filles sont belles… »  Et quand elles ne sont pas belles, qu’est-ce qu’on fait ? … On boit du rouge.

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« Ali Baba et les quarante voleurs », c’est vieux, ça ! Ca ne tien pas compte de l’inflation !

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