Laissez-moi respirer

Je ne veux plus m’asseoir à la table des autres
Entendre leurs chansons, écouter leurs discours
Leurs histoires sans histoire, leurs pauvres patenôtres
Alors que mes heures courent…
Je ne veux plus naviguer comme un navire sans marins,
Confier ma vie au vent de nulle part
Et mes mains à de fausses poignées de mains
Alors que s’approche le soir…
Je ne veux plus offrir des sourires
A ceux qui ne savent pas lire dans un regard,
Alors que mon temps se fait tard…
Je veux emmitoufler mes joies, composer mes refrains
Je ne veux plus m’asseoir à la table des autres…
Je veux moi-même couper mon pain
Et le déguster comme un grand cru
Un jour après l’autre